Ces actrices et acteurs révélés grâce à un prix du meilleur espoir aux Césars
Tous les ans, de jeunes talents du cinéma français sont révélés aux Césars. En attendant la cérémonie du 28 février, redécouvrons les prix les plus marquants de la meilleure révélation masculine et féminine, qui ont parfois fait décoller la carrière de leurs lauréats.
L’an dernier, Raphaël Quenard a remporté le César du meilleur espoir masculin pour sa prestation dans « Chien de la casse » de Jean-Baptiste Durand. Ce jeune talent atypique du cinéma français interprétait l’un des deux amis d’un duo de choc dans le sud de la France.
En 2023, Bastien Bouillon, déjà âgé de 37 ans, a reçu ce prix pour le rôle de l’officier de police judiciaire chargé de mener l’enquête dans « La Nuit du 12 », le polar de Dominik Moll sur le meurtre d’une jeune femme à Grenoble, qui a remporté six Césars au total.
L’année précédente, Anamaria Vartolomei avait crevé l’écran dans « L’Événement » d’Audrey Diwan, l’histoire d’une jeune femme confrontée à une grossesse inattendue dans les années 1960, une époque où la contraception et l’avortement étaient interdits.
En 2021, Jean-Pascal Zadi a été salué pour sa prestation dans son propre film, « Tout simplement noir », une comédie désopilante sur la place des personnes noires dans le monde du show-biz et sur le destin de la communauté noire en France.
Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux ont crevé l’écran dans « La vie d’Adèle » d’Abdellatif Kechiche, le trio recevant même une Palme d’or conjointe. Entre autres prix, Adèle Exarchopoulos a remporté le César du meilleur espoir féminin en 2014 : le début d’un brillant parcours d’actrice !
En 2011, Leïla Bekhti a été césarisée pour son rôle dans « Tout ce qui brille », un film qui met en scène deux jeunes femmes de banlieue qui tentent de s’introduire dans les soirées parisiennes. Une consécration pour l’actrice née en 1984 !
En 2010, Tahar Rahim a été primé pour le rôle d’un détenu solitaire qui doit faire sa place entre différents clans dans « Un Prophète » de Jacques Audiard, une fresque hyperréaliste sur la violence du monde carcéral. Meilleur espoir masculin, le comédien a même remporté directement le César du meilleur acteur !
En 2005, Sara Forestier a été consacrée pour le rôle principal dans « L'Esquive » de Kechiche, également César du meilleur film, qui met en scène des adolescents d’un lycée de banlieue qui répètent une pièce de Marivaux, et dont le propre destin fait écho avec l’intrigue théâtrale.
La même année, le César de la meilleure révélation masculine avait été attribué à Gaspard Ulliel, le prodige trop tôt disparu du cinéma français. Son apparition dans « Un long dimanche de fiançailles » avait marqué une étape décisive dans son chemin vers la renommée.
Film culte de toute une jeunesse, « L’Auberge espagnole » a aussi lancé une nouvelle génération d’acteurs, comme Romain Duris, mais aussi l’actrice belge Cécile de France, César du meilleur espoir féminin en 2003.
En 2001, Jalil Lespert a reçu le César du meilleur espoir masculin pour le rôle principal dans « Ressources humaines » de Laurent Cantet, l’histoire d’un jeune diplômé qui revient dans sa ville natale pour travailler à la direction de l’usine où son père est ouvrier.
César du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario en 2000, « Vénus Beauté (Institut) » a également été le premier rôle au cinéma de la future star Audrey Tautou, qui a reçu le César du meilleur espoir féminin à cette occasion.
En 1996, Guillaume Depardieu, le fils de Gérard, a été primé pour son rôle dans « Les Apprentis » qui met en scène une amitié avec un autre personnage interprété par François Cluzet.
À l’époque où son film « La Haine » est devenu un classique, Mathieu Kassovitz a aussi vu son talent d’acteur récompensé par un César de la meilleure révélation masculine pour son rôle dans « Regarde les hommes tomber », aux côtés de Jean Yanne et de Jean-Louis Trintignant.
En 1990, le César de la révélation féminine a été attribué à la star de la chanson Vanessa Paradis pour son interprétation dans « Noce blanche », l’histoire d’une adolescente marginale qui vit une passion avec son professeur de philosophie.
Premier long-métrage d’Éric Rochant, considéré comme « le » film de la génération post-68, « Un monde sans pitié » a aussi donné un élan décisif à la carrière d’acteur d’Yvan Attal, lauréat du César du meilleur espoir masculin pour son second rôle la même année.
En 1986, la fille de Serge Gainsbourg et future compagne d’Yvan Attal a lancé une grande carrière d’actrice sous les yeux admiratifs de son père. Elle avait interprété Charlotte, une adolescente timide et secrète, dans « L’Effrontée » de Claude Miller.
César du meilleur film en 1984, « À nos amours » a également rendu célèbre Sandrine Bonnaire, l’une des jeunes actrices françaises en vogue de la décennie, qui a reçu le César du meilleur espoir féminin pour son rôle dans cette réalisation de Maurice Pialat.
La même année, Richard Anconina a été récompensé pour son apparition dans « Tchao pantin » en duo avec Coluche, lui-même lauréat du César du meilleur acteur. Le film met en scène l’amitié touchante entre un adolescent et un pompiste taciturne dans le Paris des années 1980.
Révélée encore adolescente dans « La Boum » en 1980, Sophie Marceau a enchaîné deux ans plus tard avec « La Boum 2 », un autre grand succès commercial qui lui a valu de remporter le premier prix du meilleur espoir féminin de l’histoire des Césars.